L’indice composite Teranet-Banque Nationale a continué de progresser en novembre, affichant une hausse pour un quatrième mois consécutif, de +0,4 %, après une période de contraction lors des sept premiers mois de l’année. Cette hausse survient alors que le nombre de transactions sur le marché de la revente a augmenté ces derniers mois alors que l’incertitude s’est amenuisée entourant le différend commercial avec les États-Unis. De plus, l’amélioration de l’abordabilité, en raison de taux d’intérêt fixes et variables plus favorables et la résilience des revenus des ménages, est venue soutenir la croissance des prix dans certaines régions. C’est le cas notamment des marchés québécois, plus abordables que la moyenne nationale, qui ont connu les croissances annuelles de prix les plus importantes. À l’inverse, les défis d’abordabilité persistants à Toronto, Hamilton et Vancouver continuent de peser à la baisse sur les prix dans un contexte démographique de moins en moins favorable. Bien que l’indice composite ait maintenu sa tendance à la hausse en novembre, la faiblesse persistante du marché en Ontario et en Colombie-Britannique devrait limiter les hausses de prix à court terme au niveau national. Les récentes baisses des taux directeurs de la Banque du Canada ont apporté un certain soulagement, mais les taux d’intérêt hypothécaires à 5 ans pourraient recommencer à augmenter en 2026 si notre scénario d’embellie économique se matérialise. Combiné à une croissance démographique appelée à modérer encore davantage, ces facteurs pourraient continuer à peser sur les perspectives du marché résidentiel.