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juin 17, 2022
La pire détérioration de l’abordabilité du logement en une géneration

L’accessibilité à la propriété au Canada s’est détériorée de 4,9 points de pourcentage au premier trimestre de 2022, marquant une cinquième détérioration trimestrielle consécutive.

Q1 2022

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juin 17, 2022
Les prix appelés à baisser dans les mois à venir

Malgré la hausse mensuelle, la croissance annuelle de l’indice composite est descendue de son sommet, passant de 18.8% en avril à 18.3% en mai. Cette décélération survient alors que le marché immobilier connait un fort ralentissement en raison de l’augmentation des taux d’intérêt et la dégradation de l’abordabilité au cours des derniers mois. En effet, il existe aujourd’hui un décalage important entre l’augmentation du prix des propriétés et la capacité d’emprunt des acheteurs. Depuis le début de la pandémie, l’indice composite a connu une croissance de 38.7% de février 2020 à mai 2022, tandis que la capacité d’emprunt a connu une diminution de 5.8%, ce qui représente un écart 44.5%. Avec la poursuite de la normalisation de la politique monétaire, nous estimons que le prix des propriétés pourrait diminuer de 5% à 10% d’ici la fin 2023 afin être plus aligné avec la réalité financière des ménages. Même si une diminution des prix n’est toujours pas observée sur l’IPM Teranet-Banque Nationale, la croissance mensuelle désaisonnalisée était déjà moins vigoureuse en mai, passant de 2.0% en avril à 1.6% au cours du mois. Qui plus est, en utilisant l’indice non lissé et corrigé pour les effets saisonniers, qui est plus sensible aux fluctuations du marché, les prix sont plutôt demeurés relativement stables en mai avec une faible hausse de 0.2%.

juin 2022

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mai 18, 2022
Indice de prix de maison Teranet-Banque Nationale: Croissance annuelle des prix record en avril

Après avoir égalisé le record de croissance annuelle le mois dernier, l’augmentation des prix sur un an a atteint un nouveau sommet de 18.8% en avril.  Ce nouveau record est particulier, puisque seulement Halifax, qui est inclus dans l’indice composite 11, a également connu une croissance annuelle inégalée ce mois-ci. Ce nouveau sommet est donc résultat d’une croissance robuste dans l’ensemble des régions. En effet, parmi l’ensemble des 32 marchés suivis, 87% ont connu une croissance des prix de 10% ou plus sur 12 mois en avril. L’IPM Teranet-Banque Nationale a également connu l’une de ses croissances les plus robustes d’un mois à l’autre en avril grâce à la vigueur sur le marché de la revente des mois précédents. Toutefois, ces augmentations vigoureuses des prix devraient commencer à s’estomper. En effet, le marché de la revente a connu un ralentissement important au cours des deux derniers mois et la croissance mensuelle de l’indice semble avoir atteint un plateau. Puisque l’IPM Teranet-Banque Nationale est compilé à partir des transactions inscrites au registre foncier, il peut y avoir un décalage d’un ou deux mois avec les statistiques publiées par les chambres immobilières, qui sont enregistrées au moment de l’offre d’achat. Nous devrions donc assister à une stabilisation des prix dans les prochains mois.

mai 2022

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avril 20, 2022
Hausse des prix de 31.2% en deux ans de pandémie et ça se poursuit

Depuis le début de la pandémie il y a maintenant 2 ans, les préférences des ménages face aux logements ont profondément changé, poussant la demande à la hausse et l’offre de propriétés à vendre à un creux historique. Résultat, l’IPM Teranet-Banque Nationale a bondi de 31.2% entre mars 2020 et mars 2022 et de 18.4% en un an, un record! Des hausses de prix vertigineuses ont été enregistrées dans de nombreuses villes composant l’indice dans les deux dernières années, notamment une augmentation de 65.0% à Halifax, de 55.4% à Hamilton et 39.8% à Ottawa-Gatineau (graphique de gauche). À en juger par les conditions actuelles du marché, caractérisées par une offre limitée et une demande toujours forte, les prix devraient continuer leur croissance durant la période forte du printemps – d’autant plus que de nombreux acheteurs peuvent encore obtenir les taux hypothécaires qui leur étaient garantis avant les récentes augmentations. Toutefois, la tendance haussière devrait s’estomper en deuxième moitié d’année. En effet, face un niveau d’abordabilité le plus défavorable jamais enregistré et la forte croissance des taux d’intérêt hypothécaires des dernières semaines, nous prévoyons une demande moins vigoureuse et des hausses de prix beaucoup plus modestes.

avril 2022

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mars 17, 2022
Indice de prix de maison Teranet-Banque Nationale – Le prix des logements augmente pour un 20e mois consécutif en février

La variation du prix des maisons en 2022 continue d’être élevé, l’IPM Teranet-Banque Nationale ayant enregistré une croissance mensuelle désaisonnalisée de 1,7 % entre janvier et février. Cette augmentation mensuelle marque désormais vingt mois consécutifs de hausse des prix des logements. La dynamique récente de la croissance des prix des logements a été robuste. En effet, sur une base annualisée de trois mois, les prix des logements ont atteint 20,5 % en février, un niveau qui n’avait pas été observé depuis l’été dernier. La flambée actuelle des valorisations est probablement due à la forte demande sur le marché de la revente, qui est favorable aux vendeurs depuis un certain temps. Il y a également lieu de penser que les emprunteurs qui avaient réservé un taux plus bas exercent cette option en prévision d’une hausse des taux d’intérêt hypothécaires. La hausse généralisée des prix des logements accrédite cette thèse, les prix ayant augmenté dans les 11 marchés pour un deuxième mois consécutif. Bien que la vague actuelle puisse s’affaiblir car les acheteurs sont de plus en plus sous la pression du resserrement de la politique monétaire, les quotas d’immigration élevés (432K) devraient permettre un atterrissage en douceur. Ce chiffre pourrait également être considérablement augmenté par la décision d’Ottawa d’autoriser un nombre potentiellement ” illimité ” de réfugiés ukrainiens. En somme, même si nous pensons que le marché du logement pourrait perdre un peu de son élan en 2022, les facteurs susmentionnés pourraient maintenir une demande persistante.

mars 2022

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février 28, 2022
L’abordabilité s’est détériorée au cours de chaque trimestre de 2021

L’accessibilité à la propriété au Canada s’est détériorée de 2,1 points T4’21, marquant une quatrième détérioration trimestrielle consécutive. Au cours de la dernière année, l’accessibilité s’est détériorée à son rythme le plus rapide en plus de 26 ans. Par conséquent, il faudrait 48,6 % du revenu d’un ménage représentatif pour rembourser l’hypothèque d’une maison représentative au Canada. Ce niveau est un peu plus élevé que le dernier sommet cyclique observé en 2018T4 et marque la pire accessibilité depuis le milieu des années 90, avec Toronto, Hamilton, Ottawa et Halifax affichant des niveaux jamais vus depuis le début du siècle. Bien que la croissance des prix des maisons ait eu sa part de contribution à la baisse de l’accessibilité au quatrième trimestre, le facteur le plus important a été la hausse des taux d’intérêt hypothécaires. Notre taux hypothécaire de référence à 5 ans, utilisé par nos mesures d’accessibilité, a augmenté de 28 points de base au cours du dernier trimestre de l’année, ce qui représente la plus forte variation sur un trimestre depuis le troisième trimestre 2017, lorsque la banque centrale a augmenté le taux à un jour à deux reprises au cours du même trimestre. Les investisseurs anticipant désormais une hausse plus rapide des taux directeurs, notre taux de référence a encore augmenté de 30 pb au cours du trimestre actuel, pour un cumul de 100 pb depuis le creux des taux du T4 2020. Toutes choses égales par ailleurs, une telle augmentation se serait traduite par une baisse de 10,7 % du pouvoir d’achat. Cependant, les acheteurs de logements ont opté pour des prêts hypothécaires à taux variable dans une proportion record (53 %) au second semestre 2021. En choisissant cette option au lieu de l’hypothèque fixe typique de 5 ans, les détenteurs d’hypothèques ont augmenté leur pouvoir d’achat de 10 % au quatrième trimestre. Mais cette échappatoire est sur le point de disparaître dans les prochains mois avec la hausse du taux directeur de la Banque du Canada (nous prévoyons une augmentation de 125 points de base en 12 mois).

Q4 2021

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février 17, 2022
Indice de prix de maison Teranet-Banque Nationale: La croissance des prix ne dérougit pas en janvier

L’année 2022 commence en force alors que l’IPM Teranet-Banque NationaleMC a connu une croissance mensuelle désaisonnalisée de 1.7% entre décembre et janvier. Cela fait maintenant trois mois consécutifs que l’augmentation des prix est plus forte que celle du mois précédent. Cette hausse plus importante des prix coïncide avec une demande robuste renouvelée sur le marché de la revente. En effet, avec les augmentations de taux d’intérêt hypothécaires qui ont débuté à l’automne, et celles anticipées en 2022, il y a lieu de penser que certains emprunteurs ayant obtenu des taux avantageux se sont empressés de conclure leurs transactions, ce qui a stimulé la demande davantage. Résultat, les ventes de propriétés ont repris leur tendance haussière au cours des cinq derniers mois. De plus, ce fort niveau d’activité est conjugué avec une offre historiquement faible qui rajoute de la pression sur les prix. En effet, le nombre de mois d’inventaire (la proportion des propriétés affichées à vendre sur le nombre de ventes dans un mois) est à un creux record de seulement 1.6 mois. Dans de telles circonstances, il ne serait pas surprenant de voir l’augmentation des prix des maisons se poursuivre dans les mois à venir. Toutefois, avec le récent changement de ton de la Banque du Canada face à l’inflation, la récente hausse des taux hypothécaires et les hausses additionnelles anticipées en 2022, le marché immobilier résidentiel devrait graduellement perdre de la vigueur.

février 2022

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janvier 19, 2022
Croissance record des prix de maison en 2021

L’IPM Teranet-Banque NationaleMC a connu une croissance record en 2021. En effet, le prix des maisons au Canada a augmenté de 15.5% sur 12 mois, brisant ainsi le précédent sommet atteint en 2016, soit avant l’imposition de mesures macroprudentielles pour venir calmer le marché immobilier. La croissance des prix a atteint un sommet dans quatre des onze villes formant l’indice, soit Halifax, Hamilton, Montréal et Victoria. Bien que des records n’ont pas été observés à Toronto, Ottawa-Gatineau, Vancouver, Québec et Winnipeg, les hausses de prix dans ces régions furent très fortes sur une base historique. Calgary et Edmonton ont connu une année 2021 moins spectaculaire sur une base relative, mais enregistrent tout de même leurs meilleurs gains depuis 2014. L’année 2021 a également terminé en force en décembre, alors que l’indice composite a connu une croissance mensuelle désaisonnalisée de 1.1%, une augmentation plus forte que la hausse de 0.6% enregistrée en novembre. Cette augmentation plus importante des prix coïncide avec la cadence plus forte observée sur le marché de la revente immobilière. En effet, au cours des cinq derniers mois, les ventes ont augmenté et l’inventaire des propriétés à vendre est demeuré très faible, expliquant la récente accélération des prix. Étant donné que les stocks de propriétés à vendre n’ont jamais été aussi bas, il ne serait pas surprenant de voir de nouvelles augmentations de prix des maisons dans les mois à venir. Toutefois, la récente hausse des taux hypothécaires et celle que nous anticipons pour 2022 devraient finir par freiner cette appréciation.

janvier 2022

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décembre 17, 2021
La croissance des prix des logements reprend en novembre

L’IPM Teranet-Banque NationaleMC a augmenté de 0,5 % après correction des effets saisonniers en novembre, une hausse plus forte que celle observée au cours des deux mois précédents. Il convient de noter que de juin à octobre, la croissance des prix s’est modérée, coïncidant avec une diminution de l’activité sur le marché de la revente. Cependant, au cours des trois derniers mois, les ventes ont augmenté et l’inventaire des propriétés à vendre est demeuré très faible, expliquant l’accélération des prix observée en novembre. Étant donné que les stocks n’ont jamais été aussi bas, il ne serait pas surprenant de voir de nouvelles augmentations de prix des maisons dans les mois à venir. Toutefois, la récente hausse des taux hypothécaires et l’anticipation de nouvelles hausses de taux l’année prochaine devraient finir par freiner cette appréciation. Au total, la croissance des prix sur 12 mois s’est modérée à 15,2% pour l’indice composite, ce qui demeure très élevé sur une base historique. Pas moins de 90% des 32 agglomérations couvertes ont affiché des hausses de prix de plus de 10% sur un an, la plus forte proportion jamais enregistrée, ce qui témoigne du caractère généralisé des hausses dans le pays.

decembre 2021

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novembre 17, 2021
Les prix font du surplace en octobre

L’IPM Teranet-Banque Nationale est demeuré essentiellement stable entre septembre et octobre, après une faible augmentation de 0.1% le mois précédent. Est-ce que cela signifie que les prix des logements est entré dans une passage à vide au Canada? Pas si vite. Il est tout à fait typique d’observer une accalmie en septembre et en octobre après la vigeur estivale. En fait, l’évolution des deux derniers mois était essentiellement en ligne avec la moyenne des dix dernières années pour ces mois. Cela s’avère quand même une modération importante relativement aux 7 mois précédents qui furent tous substantiellement au-dessus de leurs moyennes. Pour cette raison, la croissance des prix sur 12 mois  modère mais demeure élevée à 15.8% pour le composite 11. Sur cette période, pas moins de 80% des 32 agglomérations affichaient des hausses de plus de 10% ce qui témoigne du caractère généralisé des hausses au pays. Pour les prochains mois, nous n’entrevoyons pas de tendance baissière des prix, et ce, malgré la dégredation de l’abordabilité au cours de la dernière année et le relèvement graduel que nous attendons pour les taux d’intérêt. C’est que bien que le niveau des ventes se soit modéré récemment, il demeure historiquement élevé et l’inventaire de propriétés à vendre continue d’être extrêmement faible.

novembre 2021