Post Category: Actualités et rapports économiques
décembre 17, 2025
Les prix des logements continuent d’augmenter en novembre

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a continué de progresser en novembre, affichant une hausse pour un quatrième mois consécutif, de +0,4 %, après une période de contraction lors des sept premiers mois de l’année. Cette hausse survient alors que le nombre de transactions sur le marché de la revente a augmenté ces derniers mois alors que l’incertitude s’est amenuisée entourant le différend commercial avec les États-Unis. De plus, l’amélioration de l’abordabilité, en raison de taux d’intérêt fixes et variables plus favorables et la résilience des revenus des ménages, est venue soutenir la croissance des prix dans certaines régions. C’est le cas notamment des marchés québécois, plus abordables que la moyenne nationale, qui ont connu les croissances annuelles de prix les plus importantes. À l’inverse, les défis d’abordabilité persistants à Toronto, Hamilton et Vancouver continuent de peser à la baisse sur les prix dans un contexte démographique de moins en moins favorable. Bien que l’indice composite ait maintenu sa tendance à la hausse en novembre, la faiblesse persistante du marché en Ontario et en Colombie-Britannique devrait limiter les hausses de prix à court terme au niveau national. Les récentes baisses des taux directeurs de la Banque du Canada ont apporté un certain soulagement, mais les taux d’intérêt hypothécaires à 5 ans pourraient recommencer à augmenter en 2026 si notre scénario d’embellie économique se matérialise. Combiné à une croissance démographique appelée à modérer encore davantage, ces facteurs pourraient continuer à peser sur les perspectives du marché résidentiel.

Decembre 2025

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novembre 19, 2025
Les prix des logements poursuivent leur tendance à la hausse en octobre

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a continué de progresser en octobre, affichant une hausse pour un troisième mois consécutif, à +0,4 %, après une période de contraction des prix de janvier à juillet. Cette hausse intervient alors que le nombre de transactions sur le marché de la revente a augmenté ces derniers mois, malgré l’incertitude persistante entourant le différend commercial avec les États-Unis. Si la hausse des prix en octobre a été plus marquée sur certains marchés, la diffusion a été la meilleure observée cette année, la grande majorité des marchés ayant enregistré une augmentation. Les seules baisses ont été enregistrées à Montréal et à Halifax, la première ayant légèrement reculé après une hausse de 2,5 % le mois précédent et la seconde ayant essentiellement inversé sa performance précédente (-1,2 % après +1,0 %). Il convient toutefois de noter que malgré la légère hausse des prix au cours des trois derniers mois, l’indice composite est toujours en baisse de 3,9 % en 2025, avec des baisses importantes à Toronto (-7,9 %), Vancouver (-6,2 %) et Hamilton (-5,6 %).

Bien que l’indice composite ait maintenu sa tendance à la hausse en octobre, la faiblesse du marché en Ontario et en Colombie-Britannique devrait limiter les hausses de prix à court terme, même si les récentes baisses des taux directeurs de la Banque du Canada ont apporté un certain soulagement. Si les taux d’intérêt hypothécaires à 5 ans ont légèrement baissé, ils semblent se stabiliser et pourraient être proches d’un creux. Combinés à une croissance démographique modérée et à un marché du travail qui reste vulnérable, ces facteurs pourraient continuer à peser sur les perspectives du marché résidentiel.

Novembre 2025

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octobre 21, 2025
Les prix poursuivent leur croissance modérée en septembre

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a poursuivi sa progression en septembre, affichant une hausse modeste de 0,2 % pour le deuxième mois consécutif, après une période de contraction des prix de janvier à juillet. Cette croissance survient alors que le nombre de transactions sur le marché de la revente a augmenté ces derniers mois, dans un contexte où la confiance des consommateurs s’est améliorée, malgré l’incertitude persistante entourant le conflit commercial avec les États-Unis. Si l’augmentation des prix le mois précédent s’expliquait par un rebond dans les marchés ontariens, où les conditions du marché particulièrement souples se sont resserrées récemment, la hausse en septembre s’explique plutôt par des gains importants à Montréal et à Québec, deux marchés où l’activité sur le marché de la revente reste très élevée. Notons toutefois que, malgré la faible hausse des prix au cours des deux derniers mois, l’indice composite est toujours en baisse de 2,6 % par rapport à septembre 2024, avec des baisses importantes à Toronto (-6.9%) et Vancouver (-5.0%), ainsi qu’à Victoria (-0,7 %) et Hamilton (-2,7 %) dans une moindre mesure. Dans le contexte de conflit commercial actuel, la résilience des marchés a été tributaire des différents niveaux d’abordabilité. En effet, les marchés où les enjeux d’abordabilité sont les plus criants ont connu les baisses les plus marquées, le risque financier d’une transaction immobilière aussi importante étant amplifié par l’incertitude économique. Alors que l’indice composite a maintenu sa tendance haussière en septembre, les conditions du marché, toujours souples en Ontario et en Colombie-Britannique, devraient limiter la croissance des prix dans les mois à venir, malgré le soutien des baisses du taux directeur de la Banque du Canada. Bien que l’augmentation des prix pourrait se poursuivre dans les prochains mois, le climat d’incertitude persistant, la modération de la croissance démographique, le risque de voir les taux d’intérêt à long terme demeurer élevés et la détérioration du marché du travail, qui pourrait se poursuivre, sont d’autres facteurs qui continueront de peser sur le marché résidentiel.

octobre 2025

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septembre 17, 2025
Augmentation des prix en août pour la première fois en huit mois

Après s’être contracté lors des sept mois précédents, l’indice composite Teranet-Banque Nationale a mis
fin à cette séquence baissière avec une progression de 0.4% en août. Cette croissance survient dans un
contexte où le nombre de transactions sur le marché de la revente a continué d’augmenter pour un
cinquième mois consécutif en août (graphique du haut). Plus particulièrement, les conditions de marché
très souples observées en Ontario se sont un peu resserrées avec la récente reprise des transactions,
ce qui a permis aux prix d’augmenter durant le mois à Toronto, Hamilton et Ottawa-Gatineau. Malgré
cette croissance en août, l’indice composite demeure toujours 4.6% sous son niveau de décembre, avec
des baisses sur cette période de 7.9% à Toronto, 7.4% à Hamilton et 1.5% à Ottawa-Gatineau. Les
conditions du marché s’étant aussi significativement assouplies en Colombie-Britannique, Vancouver et
Victoria affichent des reculs de 7.1% et 0.4% respectivement. Dans le contexte de conflit commercial
actuel, la résilience des marchés a été tributaire des différents niveaux d’abordabilité. En effet, les
marchés avec les enjeux d’abordabilité les plus criants ont connu les baisses les plus marquées, le risque financier d’une transaction immobilière aussi importante étant amplifié par l’incertitude économique (graphique du bas). Bien que l’indice composite ait renoué avec la croissance en août, il est encore trop tôt pour affirmer qu’il s’agit d’une tendance qui se maintiendra dans les prochains mois malgré les baisses du taux directeur de la Banque du Canada attendues. Le climat d’incertitude persistant, la modération de la croissance démographique, le risque de voir les taux d’intérêt à long terme demeurer élevés, ainsi que la détérioration du marché du travail, qui pourrait se poursuivre, continueront de peser sur le marché résidentiel.

Septembre 2025

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août 19, 2025
Les prix en baisse pour un sixième mois consécutif

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a diminué de 0.8% de juin à juillet, soit une sixième baisse mensuelle consécutive. Résultat : les prix ont diminué de 5.0% depuis janvier. Ceci survient dans un contexte où le marché de la revente continue d’être particulièrement faible, notamment en raison de l’incertitude entourant la guerre commerciale avec les États-Unis. Bien que le nombre de transactions sur le marché de la revente ait connu une hausse au cours des quatre derniers mois, les conditions du marché se sont considérablement assouplies au pays et indiquent désormais un marché équilibré après avoir été plus serré que la moyenne. Toutefois, ce retournement s’explique principalement par des conditions du marché désormais fortement en faveur des acheteurs en Ontario et en Colombie-Britannique, ce qui a pour effet de faire diminuer les prix, particulièrement dans ces deux provinces aux défis d’abordabilité persistants. Résultat, les prix sont en baisse sur une base annuelle de 6.7% à Toronto et de 4.1% à Vancouver, mettant en lumière l’effet amplificateur des conditions d’abordabilité dans l’environnement de faiblesse actuel. À l’inverse, le Québec se démarque alors que Montréal et la ville de Québec connaissent les augmentations de prix les plus importantes parmi les onze villes comprises dans l’indice composite, mais aussi avec les hausses les plus fortes dans les autres villes non incluses dans l’indice composite, avec des croissances annuelles à deux chiffres à Trois-Rivières et Sherbrooke. Dans un contexte d’incertitude économique persistante, de modération de la croissance de la population et de risque de voir les taux d’intérêt à long terme demeurer élevés, le prix des propriétés devrait continuer d’être sous pression au cours des mois à venir, et ce même si le marché de la revente pourrait retrouver un peu de vigueur. En effet, l’accumulation de propriétés en vente continuera de peser sur les prix au cours des prochains mois.

Aout 2025

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juillet 18, 2025
La baisse des prix se poursuit en juin

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a diminué de 0.5 % de mai à juin, soit une cinquième baisse mensuelle consécutive. Résultat : les prix ont diminué de 4.3% depuis janvier. Ceci survient dans un contexte où le marché de la revente continue d’être particulièrement faible, notamment en raison de l’incertitude entourant la guerre commerciale avec les États-Unis. Bien que le nombre de transactions sur le marché de la revente ait connu une légère hausse au cours des trois derniers mois, les conditions du marché se sont considérablement assouplies au pays et indiquent désormais un marché équilibré après avoir été plus serré que la moyenne. Toutefois, ce retournement s’explique principalement par des conditions du marché désormais fortement en faveur des acheteurs en Ontario et en Colombie- Britannique (graphique du haut), ce qui a pour effet de faire diminuer les prix, particulièrement dans ces deux provinces aux défis d’abordabilité persistants. En effet, 75% des marchés (15 sur 20) de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont enregistré une baisse durant le mois, contre 36% dans les autres provinces (4 sur 11). Résultat, les prix sont en baisse sur une base annuelle de 6.7% à Toronto et de 4.1% à Vancouver, mettant en lumière l’effet amplificateur des conditions d’abordabilité dans l’environnement de faiblesse actuel (graphique du bas). Dans un contexte d’incertitude économique persistante, de modération de la croissance de la population et de risque de voir les taux d’intérêt à long terme demeurer élevés, le prix des propriétés devrait continuer d’être sous pression au cours des mois à venir, et ce même si le marché de la revente pourrait retrouver un peu de vigueur. En effet, l’accumulation de maisons en vente continuera de peser sur les prix au cours des prochains mois.

Juillet 2025

 

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juin 18, 2025
La baisse des prix continue de s’intensifier en mai

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a diminué de 1,6 % d’avril à mai, soit une cinquième baisse mensuelle consécutive et une contraction plus marquée que celles observées les mois précédents. Résultat : les prix ont diminué de 3,9 % depuis décembre 2024. Le mois de mai marque également un tournant important, l’indice composite passant pour la première fois en vingt-deux mois en territoire négatif avec une baisse annuelle de 1,6 % par rapport à mai 2024. Ceci survient dans un contexte où le marché de la revente continue d’être particulièrement faible, notamment en raison de l’incertitude entourant la guerre commerciale avec les États-Unis. Bien que le nombre de transactions sur le marché de la revente ait connu une légère hausse au cours des deux derniers mois, les conditions du marché se sont considérablement assouplies au pays et indiquent désormais un marché équilibré. Toutefois, ce retournement s’explique principalement par des conditions du marché fortement en faveur des acheteurs en Ontario et en Colombie-Britannique, ce qui a pour effet de faire diminuer les prix, particulièrement dans ces deux provinces aux défis d’abordabilité persistants. En effet, 90 % des marchés (18 sur 20) de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont enregistré une baisse durant le mois, contre 27 % dans les autres provinces (3 sur 11). Dans un contexte d’incertitude économique persistante, de modération de la croissance de la population et de risque de voir les taux d’intérêt à long terme demeurer élevés, le prix des propriétés devrait continuer d’être sous pression au cours des mois à venir, et ce même si le marché de la revente pourrait retrouver un peu de vigueur. En effet, l’accumulation de maisons en vente continuera de peser sur les prix au cours des prochains mois.

Juin 2025

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mai 20, 2025
La baisse des prix s’intensifie en avril

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a diminué de 1.5% de mars à avril, soit une quatrième diminution mensuelle consécutive et une contraction plus marquée que celles observées les mois précédents. Ceci survient dans un contexte où le marché de la revente continue d’être particulièrement faible en raison notamment de l’incertitude entourant la guerre commerciale avec les États-Unis. Résultat, les prix ont diminué de 2.4% depuis décembre 2024, avec une baisse plus marquée pour les copropriétés (-2.7%) et légèrement moins importante pour les autres types de logements (-2.1%). Notons que 68% des marchés suivis (21 sur 31) étaient en baisse durant le mois, un nombre plus important que le 61% observé en mars, alors que la proportion des RMR hors Ontario a bondi en avril (40 à 67%). À l’inverse, le nombre de marchés en diminution en Ontario a été moins important que le mois précédent (81% à 69%), mais est demeuré élevé. Soulignons que la faiblesse du marché immobilier en Ontario demeure importante puisque 75% des marchés couverts ont connu une baisse de 10% ou plus par rapport au à leur sommet historique, comparativement à seulement 27% ailleurs au pays. De plus, les difficultés s’intensifient dans les trois plus grandes villes de cette province qui ont toutes connu en avril des baisses mensuelles deux fois plus importantes que celles observées en mars (Toronto : -1.3% à -2.7%, Hamilton : -0.8% à -3.9%, Ottawa-Gatineau : -0.5% à -1.0%). Dans un contexte où l’incertitude économique persiste, d’une modération de la croissance de la population et d’un risque de voir les taux d’intérêt de long terme demeurer plus élevés pour plus longtemps que prévu, le prix des propriétés devrait continuer d’être sous pression dans les mois à venir.

Mai 2025

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avril 17, 2025
Le prix des logements poursuit sa baisse en mars

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a diminué de 0.4% de février à mars, soit une troisième diminution mensuelle consécutive et une contraction plus importante que celles observées les mois précédents. Ceci survient dans un contexte où le marché de la revente continue de ralentir en raison notamment de l’incertitude entourant la guerre commerciale avec les États-Unis. Résultat, les prix ont diminué de 0.7% depuis décembre 2024, avec une baisse plus marquée pour les copropriétés (-1.2%) et légèrement moins importante pour les autres types de logements (-0.3%). Bien que le marché immobilier ait ralenti dans l’ensemble des provinces, la magnitude de cette baisse d’activité est particulièrement notable en Ontario et, dans une moins grande mesure, en Colombie-Britannique, soit les deux marchés les moins abordables au pays. De plus, cette faiblesse du marché immobilier ontarien n’est pas seulement l’histoire de quelques marchés, mais bien un problème plus large puisque 81% des RMR dans cette province (13 sur 16) couvertes par nos indices de prix ont connu des diminutions de février à mars, comparativement à seulement 40% pour les autres marchés à l’extérieur de l’Ontario. Notons aussi que les marchés immobiliers plus abordables tirent leur épingle du jeu. C’est particulièrement le cas au Québec où les quatre RMR couvertes par nos indices font partie du top 5 des croissances annuelles de prix les plus importantes au pays (Sudbury complétant le palmarès), avec des hausses allant de 9.7% à Montréal à 18.3% à Trois-Rivières par rapport à mars 2024. Dans un contexte où l’incertitude économique persiste, d’une modération de la croissance de la population et d’un risque de voir les taux d’intérêt de long terme demeurer plus élevés pour plus longtemps que prévu, le prix des propriétés devrait continuer d’être sous pression dans les mois à venir.

Avril 2025

Post Category: Actualités et rapports économiques
mars 19, 2025
L’incertitude freine les prix des logements en février

L’indice composite Teranet-Banque Nationale a diminué de 0.1% pour un deuxième mois consécutif en février. Cette baisse des prix survient alors que le marché immobilier de la revente a ralenti fortement au cours des derniers mois en raison notamment de l’incertitude entourant les tensions commerciales avec les États-Unis. Il s’avère que la confiance des consommateurs est en chute libre et les plus récentes données sur leur propension à faire des achats importants (comme une propriété) indiquent que le ralentissement pourrait se poursuivre. Sur un an, la hausse des prix des propriétés se limite désormais à seulement 2.9% avec des différences notables au niveau régional. En effet, il est intéressant de noter que les plus fortes croissances de prix ont été observées dans les marchés les plus abordables au pays, alors que les marchés les plus onéreux se situent en queue de peloton. À moins d’une résolution rapide de la guerre commerciale présentement en cours, les prix des propriétés devraient continuer d’être sous pression, particulièrement dans les marchés les moins abordables. Bien que les récentes baisses de taux directeur de la Banque du Canada apporteront un certain soutien au marché immobilier, la situation de l’inflation rend de plus en plus incertain un support supplémentaire, du moins à court terme. Cela, combiné à une modération importante de la croissance de la population dans un contexte de marché du travail moins vigoureux que nous le pensions préalablement, représente un vent de face pour les prix des actifs immobiliers au Canada.

Mars 2025