Post Category: Recherche
septembre 12, 2018
L’abordabilité s’érode à nouveau au T2

Les taux d’intérêt hypothécaires ont augmenté un quatrième trimestre de suite au T2.
Résultat, l’abordabilité s’est détériorée dans pas moins de 7 marchés urbains sur dix, ce qui
explique la 12e détérioration de suite de notre indice composé urbain. La hausse des taux
d’intérêt a eu un effet plus cinglant sur les marchés les plus chers du pays (graphique de
gauche), ce qui n’a rien d’étonnant. Heureusement, les hausses de revenus en Colombie-
Britannique ont atténué l’impact dans deux de ses plus grandes villes. Néanmoins, Victoria
a connu une forte détérioration dans les segments à la fois des appartements en
copropriété et des autres formes de logements, car les prix continuent de monter malgré le
resserrement des critères de prêt imposé par le BSIF depuis janvier. Le ralentissement du
marché de la revente a commencé à avoir une incidence sur les prix à Vancouver et Toronto
pendant le trimestre. De fait, les prix de l’immobilier résidentiel ont enregistré leur plus faible
hausse en près de quatre ans à Vancouver alors qu’ils ont baissé à Toronto. Cela dit, les
deux villes représentent toujours un environnement difficile pour les nouveaux acheteurs
d’un logement (graphique de droite) et cela ne changera sans doute pas à court terme vu
que la banque centrale continue de resserrer sa politique monétaire.

Read Research Report

 

Post Category: Recherche
janvier 11, 2018
Normalisation des mises en chantier en décembre

Les mises en chantier résidentielles ont fortement baissé en décembre, mais elles étaient tout de même supérieures au consensus (211K). Ce recul était attendu après le chiffre spectaculaire enregistré en novembre (251.7K). Une bonne partie de la contraction de décembre était le fait d’un repli attendu des mises en chantier de logements collectifs en Ontario (‑34.0K), qui avaient atteint un record historique le mois précédent. Sans cette catégorie, les mises en chantier résidentielles sont restées pratiquement stationnaires d’un mois à l’autre à l’échelle du pays. À l’étude des données trimestrielles, les mises en chantier ont progressé à un rythme annualisé de 13.5% au quatrième trimestre, comparativement à +35.6% au T3. Malgré ce bond, il est difficile de savoir si la construction résidentielle a contribué à la croissance économique au T4. Certes, les données trimestrielles témoignent d’une nette hausse des mises en chantier de logements collectifs (+35.8% en rythme annualisé), mais celles de maisons individuelles, dont la contribution par unité au PIB est plus importante, ont baissé de 28.6% en rythme annualisé. Une chose est sûre : l’année 2017 a été excellente pour la construction résidentielle au Canada, avec des mises en chantier totalisant pas moins de 220.5K, leur meilleur résultat en dix ans. Une réédition de cette performance en 2018 est peu probable. En effet, avec l’entrée en vigueur des nouvelles directives B-20 pour la souscription de prêts hypothécaires et compte tenu du fait que la Banque du Canada devrait poursuivre le resserrement de sa politique monétaire, nous nous attendons à ce que les mises en chantier résidentielles diminuent à des niveaux plus en accord avec le rythme de formation des ménages.

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
décembre 12, 2017
Je bâtis, tu bâtis, nous bâtissons…

CHIFFRES : Les mises en chantier résidentielles ont atteint
252.2K en novembre, soit 29.5K (+13.2%) de plus qu’en octobre
(graphique du haut). Cette hausse mensuelle est attribuable au
gain de 25.3K (+16.9%) des mises en chantier résidentielles en
zones urbaines, qui est venu s’ajouter à la progression plus
faible de la catégorie des maisons individuelles, de 4.2K
(+7.5%), à 60.4K. Les mises en chantier en zones rurales ont
légèrement baissé, de 0.1K (-0.4%), à 16.8K. Les mises en
chantier ont reculé en Colombie-Britannique (-8.5K), au Québec
(-5.4K), en Saskatchewan (-1.3K) et au Nouveau-Brunswick
(-0.9K), mais ces baisses ont été largement compensées par les
gains enregistrés en Ontario (+37.9K), en Alberta (+4.8K), au
Manitoba (+1.5K) et en Nouvelle-Écosse (+1.2K).

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
novembre 15, 2017
Octobre : Nouvelle baisse des prix des maisons

OPINION : Les deux dernières contractions mensuelles de l’Indice composite sont principalement attribuables à Toronto (graphique du haut), mais certains signes indiquent que les pressions à la baisse dans cette ville s’estompent. Ainsi, son indice non lissé (voir note sur la méthodologie à la page suivante) s’est contracté de 0.7% en octobre après un recul de 3.7% en août et 2.1% en septembre (graphique du milieu). Suite à l’introduction en avril dernier d’une taxe à l’achat par des non-résidents, les conditions du marché (selon le ratio des inscriptions aux ventes) se sont assouplies à Toronto, mais elles sont passées de très tendues à équilibrées (ratio inscriptions aux ventes proche de sa moyenne à long terme – graphique du bas). De plus, ces conditions se sont stabilisées depuis quelques mois. Un marché équilibré et stable laisse croire que la pression baissière sur les prix des maisons faiblit dans cette ville. Des conditions de marché équilibrées plutôt que serrées sont un bon signe pour l’abordabilité. Malheureusement, la situation est autre à Vancouver, où le marché reste tendu malgré l’introduction en août 2016 d’une taxe à l’acquisition par des non-résidents. Dans cette ville, les prix des appartements (catégorie de logements les plus abordables) ont augmenté de plus de 17% ces 12 derniers mois.

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
novembre 15, 2017
Hausse des mises en chantier résidentielles en octobre

OPINION : Les statistiques des mises en chantier résidentielles étaient supérieures aux attentes des analystes en octobre.  Après une contraction en septembre, la construction résidentielle a augmenté au Canada et s’est maintenue à un rythme supérieur aux besoins démographiques (environ 190K d’après les estimations). Sur le marché de Toronto, les mises en chantier ont baissé de plus de 20% après une contraction de 34% le mois précédent. Une normalisation du ratio des inscriptions actives aux ventes dans cette ville (un indicateur du marché de la revente) explique le ralentissement de la construction résidentielle (graphique du milieu).

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
novembre 03, 2017
Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder au rapport complet

L’accession à la propriété est devenue plus difficile un neuvième trimestre de suite au T3, du jamais vu depuis trois décennies. Il faut souligner que la détérioration du T3 – la plus prononcée sur 9 trimestres – a été exacerbée par l’impact de l’augmentation des taux hypothécaires qui a résulté des hausses des taux d’intérêt par la Banque du Canada cet été. À l’échelle nationale, plus de 70% de la dégradation de l’accession à la propriété était le fait de la hausse des taux d’intérêt, contre 90% à Toronto. À Vancouver, l’abordabilité a connu la détérioration la plus prononcée depuis 1994, car les acheteurs potentiels ont également dû faire face à un bond des prix des logements. Depuis le T3, les marchés de Toronto et Vancouver sont désormais moins abordables que jamais depuis le début des années 1990. Comme la Banque du Canada a l’intention de continuer de normaliser sa politique monétaire au cours de l’année à venir, nous nous attendons à ce que les taux hypothécaires de 5 ans remontent d’environ 100 points de base au total de leur creux. Historiquement, une telle variation a pu avoir un impact limité, mais, cette fois-ci, la situation pourrait être différente. Il y a vingt ans, une hausse de 100 points de base des taux hypothécaires aurait entraîné une dégradation de l’indice national d’abordabilité de 3.5 points de pourcentage. Aujourd’hui, une hausse de la même ampleur a un impact 60% plus important puisque les prix des logements sont beaucoup plus élevés. Les marchés immobiliers de Toronto et Vancouver sont particulièrement sensibles à la hausse des taux d’intérêt comparativement à d’autres villes. Avec le durcissement des critères d’admissibilité aux prêts hypothécaires non assurés annoncé la semaine dernière par le BSIF, cela signifie que les prix des logements devraient baisser sur ces marchés en 2018.

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
octobre 12, 2017
L’indice national en baisse en septembre

OPINION : La contraction de septembre dernier de l’indice composite de prix de maison national est la plus importante depuis sept ans (graphique du haut) en raison du repli à Toronto. En fait, l’indice non lissé de Toronto (voir méthodologie à la page suivante) a baissé au cours de chacun des trois derniers mois, pour une perte cumulée de 7.5% (graphique du milieu). Plusieurs pourraient s’inquiéter du fait que la dernière fois que nous avons vu une série de contractions mensuelles de cette ampleur était pendant la dernière récession économique. Ils ne devraient pas. Le marché de la revente de logements de Toronto est passé de très tendu au début de l’année à équilibré, comme l’illustre le ratio inscriptions/ventes qui était conforme à sa moyenne à long terme de 2.5 en septembre (graphique du bas). Le ratio demeure très loin de son sommet de 6.5 atteint lors de la dernière récession. De plus, les conditions de marché semblent s’être stabilisées au cours des quatre derniers mois. Si cela demeure le cas, on peut considérer qu’une bonne partie de la correction des prix sur le marché de la revente de Toronto serait chose du passé.

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
juillet 12, 2017
Le prix des maisons toujours en hausse en juin

OPINION : Le ralentissement de la hausse des prix des logements qui devrait résulter de la mise en application du plan pour le logement équitable par le gouvernement de l’Ontario est encore attendu. Cependant, vu l’effet du plan sur les ventes de logements et les nouvelles inscriptions (graphique du milieu), ce n’est qu’une question de temps. En attendant, les prix des logements donnent encore l’impression d’une dichotomie sur le marché de l’immobilier résidentiel au Canada, l’Indice composite étant encore soutenu par Toronto, Hamilton et Victoria (graphique du haut). De plus, les sept régions du Golden Horseshoe pour lesquelles les indices de prix sont disponibles (mais qui ne sont pas incluses dans l’Indice composite) révèlent des augmentations des prix des logements de plus de 20% d’une année à l’autre (tableau du bas). Cependant, en dehors de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, la hausse des prix des logements ces 12 derniers mois est modeste, sinon négative, dans une fourchette de -0.6% (Québec) à +3.3% à Ottawa-Gatineau.

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
juin 14, 2017
Hausse record pour un mois de mai

OPINION : La dichotomie du marché immobilier résidentiel est plus évidente que jamais. La vigueur du marché canadien provient clairement du Grand Toronto, de Hamilton et de Victoria (graphique du haut), ainsi que des sept autres régions situées dans le Golden Horseshoe (région entourant le Grand Toronto) qui ne sont pas couvertes par l’Indice composite.

Lire le rapport de recherche
Post Category: Recherche
mai 12, 2017
Nouvelles économiques – Canada: L’escalade du prix des maisons en Ontario s’est poursuivie en avril

OPINION : La vigueur de la hausse des prix sur 12 mois au plan national repose principalement sur trois marchés : Toronto, Hamilton et Victoria (graphique du haut). Cela dit, plusieurs marchés en Ontario non incorporés à l’indice affichent une inflation des prix des maisons dans les deux chiffres. Il n’est donc pas étonnant que l’impôt sur la spéculation pour les non-résidents introduit en avril par le gouvernement de l’Ontario s’applique non seulement à Toronto et Hamilton, mais aussi à la région du Grand Golden Horseshoe (tableau du milieu). L’effet de cet impôt sur les ventes de maisons et la hausse de leurs prix sera évalué au cours des prochains mois. Mais, même si cette mesure freine la spéculation, elle ne devrait pas stopper complètement la hausse des prix des maisons, qui dépend toujours de facteurs fondamentaux solides tels que la création d’emplois, l’immigration de pays étrangers et, récemment, l’afflux net de Canadiens d’autres provinces. Les bas taux d’intérêt contribuent également à l’essor du marché.

Lire le rapport de recherche