L’indice composite Teranet-Banque Nationale a poursuivi sa baisse en février, avec une contraction de 0,5 % sur une base mensuelle. Résultat, les prix ont diminué de 1,1 % au cours des trois derniers mois. Cette contraction survient dans un contexte où le nombre de transactions sur le marché de la revente a reculé pour un quatrième mois consécutif en février, et ce malgré les diminutions du taux directeur de la Banque du Canada durant l’automne. Sur une base annuelle, l’indice composite a connu une baisse de 4,4 % comparativement à février 2025, soit une contraction plus importante que celle de 4,0 % enregistrée le mois précédent. Toutefois, la baisse des prix n’a pas été observée partout au pays. En effet, l’amélioration de l’abordabilité, en raison de taux d’intérêt fixes et variables plus favorables et la résilience des revenus des ménages, est venue soutenir la croissance des prix dans certaines régions. C’est le cas notamment des marchés québécois et des prairies, plus abordables que la moyenne nationale, qui ont connu les croissances annuelles de prix les plus importantes. À l’inverse, les défis d’abordabilité persistants en Ontario et en Colombie-Britannique continuent de peser à la baisse sur les prix dans un contexte démographique de moins en moins favorable. Bien qu’une reprise modérée de l’activité sur le marché de la revente soit toujours possible en 2026, la faiblesse persistante du marché en Ontario et en Colombie-Britannique devrait limiter les hausses de prix à court terme au niveau national. Les récentes baisses des taux directeurs de la Banque du Canada ont apporté un certain soulagement, mais les taux d’intérêt hypothécaires fixes pourraient recommencer à augmenter en 2026 en raison des pressions inflationnistes engendrées par le conflit au Moyen-Orient. Combiné à une croissance démographique appelée à modérer encore davantage, ces facteurs pourraient continuer à peser sur les perspectives du marché résidentiel.